Mâcon Vélo en Ville

Association des usagers du vélo urbain du Mâconnais

23mai 2011

Nouveau site

Le site de Mâcon Vélo en Ville est maintenant à cette adresse :

www.klubasso.fr/macon-veloenville


07avr 2010

Comparatif vélo-voiture-bus

Ce comparatif vélo/voiture/bus nous voulions le faire depuis longtemps. Nous avions pu voir plusieurs comparatifs réalisés à Vannes à Paris et par différents sites comme Carfree ou Econologie . Nous étions convaincus de l'efficacité du vélo en ville puisque nous l'utilisons quotidiennement mais en données chiffrées, quels résultats pouvions nous avoir? Aussi rapide, plus rapide ? Seule certitude, le vélo était plus économique et plus écologique.

Préparation du comparatif :
Choix du parcours :
Nous avons choisi un parcours utilitaire crédible, d'une zone d'habitation ( Les Saugeraies ) jusqu'au centre-ville ( devant l'Univers du livre ) soit 3,5 km. Le chronométrage se fait jusque devant le commerce.
La voiture doit donc trouver une place, se garer et l'automobiliste doit se rendre à pied devant le commerce.
De même pour la personne qui prend le bus, le chronométrage se fait jusque devant le commerce.
Un test sur un parcours de parking à parking n'a pas de pertinence. Le but d'une personne qui va en ville n'est pas de se garer mais d'aller à un commerce ou à un lieu administratif ou public.

Choix du cycliste :
Parce qu'il n'a pas qu'un type de cycliste, ni un type de vélo et afin d'être le plus juste possible, nous avons fait participer 4 cyclistes différents ( cyclistes non sportifs ). Nous avons choisi 3 hommes de 30, 35 et 72 ans et une femme de 43 ans, en vélo de course, vtc et vélo électrique. Les cyclistes ont un tempérament différent, pour certains habitués à la circulation dense et d'autres plus "prudents" et donc ayant une vitesse moyenne plus faible.

Choix de l'heure :
Pour rendre la simulation crédible nous avons choisi une heure d'affluence où le cycliste utilitaire circule habituellement. Pas question de réaliser le test un Dimanche matin ni à 15h de l'après-midi en semaine. Nous avons donc choisi de réaliser le test un mercredi à 16h30.

Il ne s'agit pas d'un course :
Cyclistes et automobilistes doivent respecter le code de la route et les limitations de vitesse. Les cyclistes circulent à leur rythme. L'automobiliste et le passager du bus ne doivent pas courir une fois en ville pour rallier le point d'arrivée.
Il s'agit de réaliser un déplacement dans les conditions les plus réélles possible et non une alley cat !!

Déroulement : 


Le départ a lieu à l'arrêt de bus devant le centre commercial Leclerc.
Le passager du bus est le 1° à partir, suivi de la voiture et des cyclistes.
Les cyclistes n'ont pas de parcours prédéterminé chacun choisit l'itinéraire le plus adapté à sa façon de rouler. Certains choisiront un itinéraire proposant le maximum de pistes cyclables, d'autres choisiront l'itinéraire le plus court sans pistes cyclables.
L'automobiliste n'a pas de parcours prédéterminé non plus, il devra par contre choisir le meilleur endroit pour stationner, pouvant prendre le risque de ne pas trouver de place et devoir faire des rotations.

6 minutes plus tard : 

Le 1° cycliste arrive surpris de ne pas voir l'automobiliste déjà arrivé. Le 2° cycliste arrive en 10 minute, le 3° cycliste arrive en 12 minutes, suivi par le 4° cycliste en 14 minutes.
L'automobiliste arrivera en 17 minutes ( il a eu la chance de trouver une place de parking tout de suite ).
Le passager du bus mettra 22 minutes, désavantagé par un arrêt de bus assez loin du point d'arrivée.

Nous réalisons le retour dans les mêmes conditions, avec un handicap pour le vélo : ça monte ! Mais ce handicap sera faible puisque nous arrivons à peu près tous en même temps que la voiture, soit 12 à 14 minutes. La voiture a été plus rapide sur le retour car notre arrivée se fait sur le parking du centre commercial et n'a donc pas eu besoin de chercher une place.

Résultats :

Le cycliste le plus rapide mettra 2,5 fois moins de temps que la voiture ( 6 minutes contre 17 minutes pour la voiture ) Tous les cyclistes arriveront avant la voiture à l'aller et presque en même temps que la voiture au retour.

Financièrement la voiture est un gouffre. Dans le coût nous ne comptons pas l'usure de la voiture, sachant qu'en ville la voiture est mise à rude épreuve ( fonctionnement à froid, embrayage et boite de vitesse très sollicités ).

Le vélo s'en tire haut la main. Le parcours compte tout de même une rue longue de 1 km à 50 km/h mais cela n'aura pas suffit à la voiture pour rattraper sa vitesse moyenne de seulement 12km/h ( vitesse d'une personne qui fait un footing )

Pourquoi continuer à utiliser la voiture ?

Pour l'automobiliste lambda la voiture est forcement le moyen le plus rapide pour se déplacer. Si il met 20 minutes en voiture, il s'imagine qu'en vélo il lui faudra 2 à 3 fois plus de temps. Le comparatif monte bien qu'il faut raisonner en terme de vitesse moyenne. 

L'automobile fait perdre la notion de distance, on ne parle plus en kilomètres mais en "minute en voiture" ( ce magasin est à 2 minutes à gauche, j'habite à 5 minutes de la gare… ). À partir de là, l'automobiliste perd la notion de distance dans sa ville.
Mâcon est une petite ville mais cela n'empêche pas beaucoup de gens à s'obstiner de faire des trajets très courts ( moins d'un kilomètre ) en voiture et d'être surpris de voir les cyclistes arriver en même temps ou avant eux.
Rien de mieux que d'arriver en même temps qu'un automobiliste et voir celui-ci devoir faire des rotations pendant 15 minutes pour finalement se garer plus loin que prévu et perdre tout l'efficacité de son moyen de déplacement fétiche.

L'argument "c'est fatiguant" :
Le vélo urbain est un déplacement "cool", il n'y a aucune raison sur un déplacement de 2 km d'à peine 10 minutes, de transpirer ou d'être essoufflé. Comme le montre notre comparatif, le vélo électrique existe et il a monté son efficacité. Si vous êtes essoufflé pour si peu nous vous conseillons d'aller voir votre médecin qui vous conseillera sûrement de laisser un peu votre voiture au garage et de marcher ou de prendre votre vélo.

Choisir son moyen de transport :
Pour 20 km, pour transporter des charges lourdes, l'usage de la voiture se justifie. Pour aller chercher son pain, pour faire une balade en centre ville alors que l'on habite à moins de 3 kilomètres du centre, il faut être franc la voiture ne se justifie pas.

Et le bus dans tout ça ? :
Notre comparatif n'étant réalisé que sur un seul itinéraire, il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives, le bus reste moins cher et moins polluant que la voiture. Pour le temps de parcours un peu long ( 22 minutes ), disons que le bus pourrait faire mieux si la ville était moins dense en circulation automobile et mieux aménagée pour le recevoir, bref si l'on cherchait à favoriser les transports alternatifs à la voiture.

15mar 2010

650 000 euros sous l'eau

Comme beaucoup de Mâconnais vous aurez remarqué que l'encorbellement sous le Pont de Saint-Laurent est fermé depuis mi-Décembre. Il faut rappeller que c'est la seule voie cyclable permettant d'éviter le trafic de la N6.

Nous avons contacté la Mairie pour demander un nettoyage et une réouverture de la piste dés que possible. Voici leur réponse par mail :

reponse_encorbellement.png


Cet aménagement réalisé dans une zone inondable connue, a coûté 650 000 euros. Il sera fermé 5 mois cette année. En attendant les cyclistes n'ont d'autres choix que de prendre les trottoirs. Rappelons que la Mairie fustige les mauvais cyclistes qui roulent sur les trottoirs. La faute à qui ?

2 arguments contre la réouverture de la piste

- Cela demande trop d'eau pour le nettoyage.
Ne peut-on pas pomper un peu d'eau dans la Saône pour nettoyer ?
Ne fallait-il pas y penser avant de faire un aménagement en zone inondable et choisir un aménagement moins couteux le long de la N6, utilisable 365 jours de l'année ? ( Ce que nous avions signalé à l'époque )
Compte-t-on le nombre de litres d'eau pour nettoyer les rues et routes mâconnaises ?
Actuellement pas besoin d'eau : seuls 10 mètres de voie sont recouvert d'une fine couche de boue séchée, un coup de balai suffirait.

encor01.jpg Rien n'empêche la circulation

encor02.jpg De la boue séchée sur 10 mètres voilà ce qui empêche la réouverture de la voie.

- L'aménagement restera fermé pour des raisons de sécurité.
La sécurité est un argument imbattable, en attendant beaucoup de pistes cyclables de Mâcon restent hautement plus dangereuses sans que la Mairie n'intervienne ( Rue de Lyon ). Est-on plus en sécurité à devoir rouler sur les trottoirs le long de la N6, que dans 5 millimètres de boue sèche ?

Pas de différences de traitements

On pourra noter que la Mairie a choisi de ne pas faire de différences de traitement entre cyclistes et automobilistes.
Avez-vous déja vu une route fermée pendant 5 mois pour de la boue et un peu de gel de temps en temps ?
Non la route est nettoyée et salée pour permettre le passage en sécurité des automobilistes. Les cyclistes eux pour leur sécurité devront passer sur le trottoir en se faisant réprimander par les piétons.

Pleins les yeux

Trop coûteux à l'entretien, l'encorbellement restera fermé, la preuve d'une bonne gestion et de choix judicieux lors de la réalisation d'infrastructure. Achète-t-on une Ferrari quand on sait qu'on ne pourra pas payer l'essence et le forfait vidange ?
Il est intéressant de noter que la ville accorde chaque année un budget pour des réalisations, mais quelles réalisations ?! Bancales, mal pensées et trop coûteuses à la Mairie et donc fermées 5 mois de l'année.
Les 600 mètres de barrières de l'encorbellement ont déjà été changées après moins d'un an, là aussi pour des raisons de sécurité.

Édit : réouverture : Après une nouvelle demande par mail, la Mairie a reconnu qu'elle était en mesure de réouvrir l'encorbellement. Une bonne nouvelle pour les cyclistes qui empruntent cet aménagement quotidiennement pour se rendre au travail.

08mar 2010

Journée de la Biodiversité 2010

Notre association était conviée ce week-end à la Journée de la Biodiversité organisée par Attac.

attac_2010.jpg

Cette journée a donné lieu à de nombreuse rencontres avec des cyclistes utilitaires, personnes voulant se remettre au vélo et intéressées par notre vélo-école, et à de nouvelles adhésions.

Plus que jamais les mâconnais veulent prendre leurs vélos mais sont freinés par le manque d'aménagements et de stationnements en centre ville.

Une nouvelle rencontre avec les responsables de la Mairie est en prévision. Les problémes rencontrés par les cyclistes Mâconnais seront de nouveaux évoqués et nous espérons un déblocage sur plusieurs problémes :
- la vestusté ou l'absence des stationnements cyclables au niveau des MJC : un exemple à la MJC de l'héritan
- la dangerosité de la rue de Lyon : évoquée dans ces articles 1, 2 et 3

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